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10 conseils pour des images de qualité

Si vous transférez vos films vous-même, la qualité du résultat dépend pour une large part, d’un certain nombre de facteurs liés à la conception même du matériel de prise de vues et de projection ainsi qu’aux conditions dans lesquelles il se trouve présenté et qui a évolué tout au long de l’histoire du film super 8. En voici les dix principaux :

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Chargement d’une caméra Super 8. Il suffit d’introduire le chargeur dans le logement prévu à cet effet et de le pousser à fond, sans forcer. Le chargeur ne peut être introduit que dans une seule position
  1. La conception même de la caméra et la précision de sa fabrication.
  2. La qualité des objectifs, c’est-à-dire essentiellement leur pouvoir résolvant et, pour un objectif déterminé, l’ouverture à laquelle il est utilisé, le maximum de définition se situant pour la plupart d’entre eux, vers f/8.
  3. L’exactitude de la mise au point. En dehors des caméras à mise au point fixe, pré-réglées pour donner des images nettes entre une certaine distance minimale et l’infini, il y a lieu de procéder chaque fois que possible, à un réglage de la bague de distance en fonction de la distance exacte du sujet ou du centre d’intérêt principal de ce dernier.
  4. Les mouvements de caméra. Les déplacements désordonnés de la caméra réduisent, en général, l’impression de netteté. Celle-ci doit donc demeurer aussi  stable que possible.
  5. La précision de l’exposition. Toute surexposition aura pour effet de produire une certaine diffusion, préjudiciable à la netteté des images.
  6. Le choix de l’éclairage. L’éclairage de face donne des images plates sans vigueur et apparemment assez «molles». Par contre, si l’éclairage arrive latéralement, les ombres qui en résultent accroissent le contraste des images et donnent une impression de plus grande netteté.
  7. La distance de prise de vues. Quel que soit le format de l’image, sa netteté sera d’autant plus grande que le sujet aura été filmé de plus près. Les lointains baignent en effet toujours plus ou moins dans une légère brume et ne peuvent en aucun cas apparaître à l’oeil avec une netteté aussi grande que les sujets situés en premier plan. D’où le conseil souvent donné aux utilisateurs de caméras 8 mm (également valable dans une certaine mesure pour les autres formats), de tourner essentiellement en gros plan et en plan moyen.
  8. La qualité du projecteur. A quoi bon disposer d’une excellente caméra et avoir suivi à la lettre les conseils donnés ci-dessus si le projecteur utilisé n’est pas d’une excellente fabrication et si son objectif ne possède pas une parfaite définition ?
  9. La distance d’examen du film. Les nombreuses études faites dans ce domaine prouvent que la distance idéale, pour apprécier convenablement une image projetée, se situe entre 2 et 3 fois la largeur de l’écran.
  10. La nature de la surface de l’écran. Il existe, en effet, de nombreuses sortes d’écrans qui se différencient les uns des autres par la nature de leur surface : mate, perlée, métallisée etc. dont l’influence sur la netteté des images ne saurait être négligée.Vous trouverez dans les divers chapitres de cet ouvrage une analyse détaillée des conditions optimales à remplir pour réussir des films de qualité, tant au plan de l’esthétique des images qu’à ceux, non moins importants, de l’originalité des sujets et du langage cinématographique.

Composer un plan

La création cinématographique ne suppose pas simplement une parfaite connaissance des aspects techniques de la prise de vues mais elle implique, comme toute création artistique, le respect d’un certain nombre de principes ou de valeurs, à défaut de règles strictes, dans un domaine où la sensibilité du cinéaste, son intuition, ses goûts, jouent un rôle  déterminant. 

Composer une image, c’est essentiellement :

  • Déterminer la place du sujet principal ou du centre d’intérêt de l’action
  • déterminer le cadre dans lequel ils viendront s’insérer
  • établir une hiérarchie judicieuse entre les divers plans entrant dans la composition de l’image
  • en ordonner les éléments (lignes, formes, valeurs, couleurs) selon certaines règles, en vue de leur conférer une unité et une harmonie satisfaisantes.

Place du sujet Principal

Rappelons tout d’abord qu’une image, pour être perçue sans ambiguïté, ne doit comporter qu’un centre d’intérêt, autour duquel s’articulent, bien sûr, les éléments secondaires nécessaires à la compréhension du sujet ou constituant, tout simplement, le décor de l’action.

Il ne faut pas davantage perdre de vue que vous faites du cinéma et non de la photo : ce qui complique assez sérieusement les choses, puisqu’il faut non seulement composer convenablement l’image ou la série d’images (plans) servant de point de départ à l’action, mais veiller, simultanément, à ce que les mouvements de caméra ou l’évolution de l’action dans le cadre de l’image, ne viennent en perturber l’ordonnancement.

C’est, bien entendu, à travers le viseur de la caméra dont le cadre délimite le champ de vision, que s’étudie la composition de l’image.

La notion de sujet principal ne doit pas être confondue avec celle de point central. Les règles classiques de la composition, adoptées d’instinct par les plus grands peintres depuis des siècles et appliquées depuis par les plus grands photographes et cinéastes, reposent en particulier sur la fameuse règle des tiers. Mieux qu’une formule abstraite, les photos ci-contre, illustrent clairement cette règle.

Vous vous apercevez ainsi que le sujet principal ne se situe pas au centre de l’image. Il en est de même pour la ligne d’horizon qui ne doit pratiquement jamais diviser l’image en deux parties égales, sauf volonté délibérée du cinéaste de traduise une impression de pesanteur et de monotonie ! La place de la ligne d’horizon est avant tout fonction de l’importance que le ciel doit occuper dans la composition de l’image. Si ce dernier est intéressant par les nuages ou doit exprimer la sensation d’évasion ou de liberté, il peut occuper les 2/3 ou les 3/4 de l’image.

Par contre, s’il est vide ou blanc, il suffit de lui réserver le 1 /3 ou le 1 /4 de l’image, voire dans certains cas, l’éliminer complètement ! Toutes ces recommandations relatives à la place du sujet principal et à la position de la ligne d’horizon sont surtout valables pour les plans de situation dont il ne faut cependant pas abuser en Super 8, compte tenu de la perte de netteté qui affecte les lointains.

Importance des plans

cadrage plan d'eau

Place de la ligne d’horizon

  1. Située près de la partie supérieure de l’image, la ligne d’horizon donne toute son importance au plan d’eau et permet une perspective intéressante.
  2. Divisant l’image en deux parties égales, la ligne d’horizon donne à la composition une impression de monotonie.
  3. Située près de la partie inférieure de l’image, la ligne d’horizon donne toute son importance au joli ciel meublé de nuages.

Une image cinématographique est la reproduction, sur une surface plane, d’un sujet en volume. Si l’on veut créer l’illusion de troisième dimension ou de relief à laquelle nous sommes habitués, il faut avoir recours à certains artifices, parmi lesquels le mouvement et la couleur jouent un rôle privilégié. Pensez aussi qu’une bonne différenciation des plans de l’image, sous le double aspect des valeurs et de la perspective données par la distance, peut contribuer très positivement à donner l’illusion du relief, sans parler de l’éclairage dont nous examinerons ultérieurement le rôle essentiel sous cet aspect.

Bien que l’avant-plan n’ait pas en cinéma tout à fait la même importance qu’en photographie (sauf pour des compositions statiques). ne serait ce qu’en raison des déplacements de la caméra et du sujet, il peut, dans de nombreux cas, servir de cadre à la composition. Vous aurez intérêt à le choisir de forme relativement simple et structurée, de tacon à contraster avec les autres plans. Ainsi conçu, l’avant-plan facilite l’exploration de l’image et conduit en quelque sorte le regard sur le centre d’intérêt de la composition.

L’arrière-plan sert de fond à la composition. Faute de pouvoir le traiter en flou – ce qui n’est pas toujours aisé en cinéma – il doit rester suffisamment sobre et dépouillé, pour ne pas retenir l’attention au détriment du sujet principal.

N’hésitez donc pas, le cas échéant, à modifier votre angle de prise de vues pour en réduire l’importance.

Lignes, Formes et Surfaces

La prédominance de certaines lignes (horizontales, verticales et obliques), tout autant que la répartition des masses (claires ou sombres) ou le contraste plus ou moins accusé des valeurs peuvent aussi jouer un certain rôle dans la composition.

La répartition des masses, claires ou sombres, doit aussi être prise en considération. Sachez, en particulier, que les taches blanches et les valeurs claires attirent toujours le regard. Leur position et la place qu’elles occupent peuvent, si elles se situent en dehors du centre d’intérêt de l’image, détourner l’attention du spectateur à leur profit. C’est très souvent le cas du ciel, filmé à contre-jour ou par temps nuageux clair. N’hésitez pas alors, s’il risque d’être gênant, de le réduire considérablement, voire de le supprimer.

Conseils Pratiques

L’application des règles analysées dans ce chapitre permet de composer des images bien structurées, expressives, parfaitement lisibles et esthétiquement valables; elles ne peuvent malheureusement pas s’appliquer à tous les genres de films et sont à interpréter largement en fonction de votre propre tempérament et de la tendance actuelle au cinéma« caméra au poing». Il faut en effet demeurer conscient qu’il n’existe, en matière d’art, aucune règle absolue. De nombreux chefs-d’œuvre peuvent en témoigner ! La réussite est avant tout fonction du talent, de la personnalité et de l’expérience de l’auteur !

L’objectif

Le choix de l’optique de votre caméra est point important dans la composition de l’image. La place occupée par l’arrière plan varie en fonction de la longueur focale utilisée, et vous pouvez ainsi jouer avec cela pour modifier la composition de l’image.

Les 10 commandements du cinéaste amateur

Vouloir ramener la technique du cinéma à une dizaine de règles fixes est évidemment une gageure, mais toute initiation sérieuse suppose le respect d’un certain nombre de principes élémentaires.

extrait d'un film 8 mm représentant des enfants qui jouent sur une balancoire
  1. Tenez votre caméra fermement, calée contre l’arcade sourcilière ; les coudes doivent être collés au corps, tandis que les pieds, suffisamment écartés, assurent une assise solide sur le sol.
  2. Faites une série de plans fixes, filmés sous des angles différents, ou avec des objectifs de focales différentes (zooms ou objectifs interchangeables) plutôt que d’embrasser la totalité d’un sujet par des mouvements désordonnés de la caméra.
  3. Ne « panoramiquez » qu’en cas de nécessité, pour découvrir un sujet trop vaste pour être saisi en plan fixe. Dans ce cas, pivotez lentement autour du bassin et sans à-coup, pieds écartés en retenant légèrement votre respiration. Tout panoramique doit commencer par un plan fixe de 2 à 3 secondes et se terminer de la même façon.
  4. Évitez de panoramiquer avec un téléobjectif (ou sur les focales extrêmes de votre zoom) car la stabilité de l’image en sera compromise : pensez à l’effet d’une paire de jumelles à fort grossissement, à la recherche d’un détail éloigné !
  5. Ne panoramiquez pas sur un sujet situé trop près de la caméra, afin d’éviter les phénomènes de «battement» et de scintillement, particulièrement désagréables lors de la projection du film.
  6. Ne cédez pas à la tentation, toujours très grande chez le débutant, de manœuvrer le zoom de votre caméra en cours de prises de vues. Cette technique, qui peut donner d’excellents effets, demande une maîtrise que ne peut pas posséder le débutant. Considérez plutôt le zoom comme une gamme de focales à votre disposition pour cadrer au mieux votre sujet. Tout mouvement de zoom exige progressivité dans le mouvement et douceur dans la manipulation. Pour toute focale supérieure à 30 mm (en Super 8) fixez votre caméra sur un pied.
  7. Évitez les plans trop longs : 8 à 10 secondes pour un plan général de situation, 4 à 5 secondes (parfois moins) pour les plans moyens et gros plans. N’oubliez pas, en effet, que le rythme de votre film dépendra largement de la succession de plans de longueurs différentes : leur alternance restant bien entendu étroitement liée à la nature du sujet. D’une façon générale, les scènes calmes, relativement longues, doivent alterner harmonieusement avec les scènes dynamiques traduites par une succession rapide de plans courts.
  8. Évitez la monotonie en diversifiant au maximum vos cadrages : c’est-à-dire en faisant alterner des plans de grosseurs différentes : plan général, plan moyen, gros plan, très gros plan qui, par leur diversité, soutiennent l’intérêt et la curiosité du spectateur. Variez également les angles de prises de vues: plongées, contre-plongées
  9. Multipliez les gros plans, pour que le spectateur, toujours curieux. puisse observer facilement les détails intéressants du sujet.
  10. Songez enfin, et par-dessus tout, à soutenir l’intérêt de vos spectateurs en cherchant à raconter une petite histoire, logique et cohérente, autour de laquelle viendront s’articuler vos images. Le cinéma ne peut se limiter à une suite quelconque d’images sans lien entre elles. Un film doit être construit autour d’une idée.
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